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Hormones de la ménopause : œstrogènes, progestérone, cortisol, le point sur les grands bouleversements du corps

  • il y a 3 jours
  • 13 min de lecture

Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas parlé de ménopause ici.


Ces derniers temps, j'ai beaucoup écrit autour des émotions, des mémoires traumatiques, des mémoires du corps, de tout ce que notre histoire peut laisser comme traces dans notre corps et dans notre façon de vivre les choses. Mais la ménopause reste, et restera, un des grands axes de mon métier et de mon accompagnement des femmes.


Alors j'avais envie de revenir à ce sujet qui me tient particulièrement à cœur. Et de le faire autrement. Pas pour vous dresser une énième liste des symptômes de la ménopause. Pas pour vous expliquer que votre corps va forcément changer, prendre du poids, moins bien dormir ou vous jouer quelques tours.


Mais simplement pour comprendre ce qui se passe vraiment dans votre corps lorsque les hormones changent. Parce que la ménopause n'est pas une maladie. Et votre corps n'est pas en train de vous lâcher. Il est en train de changer. Et je trouve que cela change beaucoup de choses dans la manière dont on regarde cette période de la vie.


La ménopause mérite donc d'être comprise avant d'être redoutée. Que se passe-t-il réellement dans le corps lorsque les hormones changent ? Et pourquoi cette transition peut-elle bouleverser le sommeil, le poids, l'humeur, l'énergie ou encore le métabolisme ? C'est ce que nous allons explorer.


Ménopause

Sommaire :



Avant, pendant, après : ce qui change vraiment


La ménopause n'arrive pas du jour au lendemain. Avant même que les règles s'arrêtent définitivement, le corps traverse une période de transition appelée périménopause. C'est une période où le fonctionnement des ovaires évolue progressivement et où les hormones peuvent commencer à fluctuer.


Avant : un fonctionnement hormonal cyclique


Pendant les années où une femme est fertile, les ovaires produisent principalement des œstrogènes et de la progestérone, selon un rythme cyclique. Ces hormones participent au fonctionnement du cycle menstruel et à la reproduction, mais leur rôle va bien au-delà. Elles agissent également sur de nombreux tissus et systèmes de l'organisme. Le corps fonctionne alors dans un équilibre hormonal qui lui est propre.


Pendant : une période de transition


À l'approche de la ménopause, le fonctionnement des ovaires devient progressivement plus irrégulier. Les hormones ne diminuent pas simplement de façon linéaire : elles peuvent fluctuer fortement.


C'est ce qui explique que la périménopause puisse parfois être une période déroutante. Les cycles peuvent se raccourcir, s'allonger ou devenir irréguliers. Les règles peuvent même disparaître complètement pendant des mois, puis revenir comme si de rien n'était. Le sommeil peut se modifier, l'humeur fluctuer, les premières bouffées de chaleur apparaître… puis certains symptômes disparaître avant de revenir quelques semaines ou quelques mois plus tard. Le corps est en quelque sorte en train de chercher un nouvel équilibre.


Après : un nouvel équilibre hormonal


La ménopause est définie médicalement comme l'absence de règles pendant 12 mois consécutifs, en l'absence d'une autre cause. Les ovaires produisent alors beaucoup moins d'œstrogènes et de progestérone. Mais cela ne signifie pas que le corps ne produit plus du tout d'hormones sexuelles : d'autres tissus, notamment les glandes surrénales et le tissu adipeux, participent encore à la production de précurseurs hormonaux et à la conversion de certaines hormones.


Le corps continue donc de fonctionner, mais dans un nouvel environnement hormonal.

Et c'est précisément ce changement qui va nous permettre de comprendre pourquoi la ménopause peut avoir des répercussions sur autant de fonctions : sommeil, cerveau, métabolisme, masse osseuse, système cardiovasculaire, humeur…


La ménopause n'est donc pas la fin d'un fonctionnement : c'est le passage vers un autre équilibre.


Les hormones de la ménopause : œstrogènes, bien plus que des hormones féminines


Quand on pense aux œstrogènes, on pense souvent au cycle menstruel, à l'ovulation ou à la fertilité. Pourtant, leur rôle est beaucoup plus vaste. Les œstrogènes agissent sur de nombreux tissus de l'organisme. Ils participent à la régulation du métabolisme, de la santé osseuse, du système cardiovasculaire, du cerveau et de certaines fonctions immunitaires.


C'est pourquoi leur diminution à la ménopause peut avoir des répercussions bien au-delà de l'arrêt des règles.


Les œstrogènes et les os


Les œstrogènes participent au maintien de la densité osseuse en régulant le remodelage de l'os.

Lorsque leur taux diminue, notamment autour de la ménopause, la perte osseuse peut s'accélérer. Cette période représente donc un moment particulièrement important pour prendre soin de son capital osseux. L'activité physique, ainsi qu'un apport nutritionnel adapté, jouent alors un rôle essentiel.


Les œstrogènes et le cœur


Les œstrogènes participent également au bon fonctionnement des vaisseaux sanguins et influencent différents paramètres métaboliques, notamment le profil lipidique. Avec la transition ménopausique, certains facteurs de risque cardiovasculaire peuvent évoluer : pression artérielle, répartition des graisses, cholestérol ou encore sensibilité à l'insuline.


Cela ne signifie évidemment pas que la baisse des œstrogènes « provoque » à elle seule une maladie cardiovasculaire. L'âge, la génétique, l'activité physique, l'alimentation, le tabac et de nombreux autres facteurs interviennent également.


Mais la ménopause constitue une période particulièrement intéressante pour faire de la prévention cardiovasculaire une priorité.


Les œstrogènes et le cerveau


Le cerveau est lui aussi sensible aux variations hormonales. Les œstrogènes participent à différents mécanismes impliqués dans la neurotransmission, la plasticité cérébrale et le fonctionnement cognitif.


C'est pourquoi certaines femmes peuvent ressentir, pendant la transition ménopausique, des changements au niveau de la concentration ou de la mémoire : impression d'avoir les idées moins claires, difficultés à retrouver un mot, sensation de « brouillard mental ».


Ces manifestations sont fréquentes et peuvent être accentuées par d'autres facteurs, notamment le manque de sommeil, le stress ou la fatigue.


Les œstrogènes et le métabolisme


La ménopause s'accompagne également de changements dans la façon dont l'organisme stocke et utilise l'énergie. La diminution des œstrogènes participe notamment à une modification de la répartition des graisses, avec une tendance à davantage de stockage abdominal et viscéral.


La sensibilité à l'insuline et le métabolisme lipidique peuvent également évoluer. Mais là encore, il ne faut pas résumer la situation à « les hormones font grossir ». La composition corporelle résulte de l'interaction entre les hormones, l'âge, la masse musculaire, l'activité physique, le sommeil, l'alimentation et le stress.


C'est justement pour cette raison que la prise de poids n'est ni systématique ni inévitable à la ménopause.


Les œstrogènes, l'immunité et l'inflammation


Les œstrogènes interagissent également avec le système immunitaire et participent à la modulation de certaines réponses inflammatoires. La transition ménopausique peut s'accompagner de modifications de l'environnement inflammatoire de l'organisme. Mais il serait trop simpliste d'affirmer que la baisse des œstrogènes entraîne, à elle seule, une inflammation chronique.


Le sommeil, le tissu adipeux, le stress, l'activité physique et le métabolisme jouent eux aussi un rôle majeur dans cet équilibre.


Et le microbiote ?


Les œstrogènes et le microbiote intestinal entretiennent des interactions complexes. Certaines bactéries intestinales participent notamment au métabolisme des œstrogènes, tandis que les changements hormonaux peuvent modifier l'environnement intestinal.


Ce domaine de recherche est encore en pleine évolution, mais il nous rappelle une chose essentielle : les hormones ne fonctionnent jamais complètement isolément. Elles dialoguent avec les différents systèmes de l'organisme.


Et c'est précisément ce qui permet de comprendre pourquoi une modification hormonale peut se manifester de façons aussi différentes d'une femme à l'autre.


Femme cuisinant des produits naturels et sains

Les hormones de la ménopause : la progestérone, l'hormone de l'apaisement et de la régulation


On parle beaucoup des œstrogènes à la ménopause, mais la progestérone mérite elle aussi toute notre attention. Produite principalement après l'ovulation, elle joue un rôle essentiel dans le cycle menstruel et prépare notamment l'endomètre à une éventuelle grossesse. Mais son action ne s'arrête pas là.


La progestérone et le système nerveux


La progestérone possède des effets dits neuroactifs : certains de ses métabolites agissent sur le système GABAergique, un système impliqué notamment dans l'apaisement et la régulation de l'activité nerveuse.


C'est l'une des raisons pour lesquelles les variations de progestérone peuvent influencer le sommeil, l'humeur ou la sensation de calme chez certaines femmes. Pendant la périménopause, les ovulations deviennent parfois moins régulières. La production de progestérone peut alors devenir plus fluctuante, ce qui peut contribuer à rendre certaines périodes particulièrement déstabilisantes.


La progestérone et le sommeil


Le sommeil est l'un des domaines dans lesquels les changements hormonaux peuvent se faire particulièrement sentir. Difficultés d'endormissement, réveils nocturnes, sommeil moins profond ou sensation de ne pas récupérer suffisamment peuvent apparaître ou s'accentuer pendant la transition ménopausique.


Mais, là encore, il n'existe pas une cause unique. Les variations hormonales peuvent se combiner aux bouffées de chaleur, au stress, aux changements d'humeur ou à une augmentation de la charge mentale.


La progestérone et le cycle


La progestérone joue également un rôle majeur dans l'équilibre du cycle menstruel.

Lorsque les ovulations deviennent moins régulières, les cycles peuvent changer : règles plus rapprochées ou plus espacées, flux différent, symptômes prémenstruels qui évoluent… C'est souvent l'un des premiers signes que le corps entre dans la période de transition.


La progestérone et l'endomètre

La progestérone contribue à équilibrer les effets des œstrogènes sur l'endomètre.

Cette fonction est particulièrement importante pour comprendre pourquoi les traitements hormonaux de la ménopause ne se raisonnent pas de la même façon chez toutes les femmes, notamment selon qu'elles ont encore leur utérus ou non.


La progestérone n'est donc pas simplement une hormone « reproductive ». Elle participe à un ensemble de mécanismes qui touchent le cycle, le système nerveux et le sommeil. Et lorsque les œstrogènes et la progestérone commencent tous deux à évoluer, le corps doit progressivement s'adapter à ce nouvel environnement hormonal.


C'est à ce moment-là qu'un troisième acteur devient particulièrement intéressant à comprendre : le cortisol et le système du stress.


Le cortisol : quand le stress s'invite dans la transition ménopausique


Après les œstrogènes et la progestérone, il faut parler d'un autre acteur essentiel : le cortisol.


Le cortisol est une hormone produite par les glandes surrénales. Il fait partie intégrante de notre système d'adaptation au stress. Il n'est donc pas « mauvais » en soi : nous en avons besoin pour nous réveiller, mobiliser notre énergie et faire face à une situation exigeante.


Le problème peut apparaître lorsque le système du stress est sollicité de façon répétée et que les périodes de récupération deviennent insuffisantes. Et la période de la ménopause peut parfois réunir plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement : changements hormonaux, sommeil perturbé, charge mentale, stress professionnel ou familial, fatigue et modifications du corps.


Le cercle stress – sommeil – fatigue


Le stress et le sommeil entretiennent une relation très étroite. Une période de stress peut rendre l'endormissement plus difficile ou favoriser les réveils nocturnes. À l'inverse, plusieurs nuits de mauvais sommeil peuvent rendre l'organisme plus réactif au stress et diminuer les capacités de récupération.


Un cercle vicieux peut alors s'installer :

stress → sommeil perturbé → fatigue → récupération insuffisante → davantage de sensibilité au stress


Et lorsque cette situation se prolonge, elle peut avoir des conséquences sur de nombreux comportements et fonctions physiologiques.


Le cortisol et l'appétit


Le stress et le manque de sommeil peuvent également influencer les mécanismes qui régulent la faim et la satiété. Certaines femmes vont alors ressentir davantage d'envies alimentaires, notamment pour des aliments très riches ou très sucrés. Ce n'est pas simplement une question de volonté : le sommeil, le stress, les hormones et les mécanismes de récompense alimentaire interagissent. Cela peut rendre la régulation du poids plus difficile.


Et la fameuse graisse abdominale ?


C'est un point important à clarifier.


La prise de graisse abdominale à la ménopause ne peut pas être attribuée au cortisol seul. La diminution des œstrogènes, le vieillissement, la perte progressive de masse musculaire, la diminution de l'activité physique et les modifications métaboliques participent également à la redistribution de la masse grasse vers la région abdominale et viscérale.


Mais le stress chronique et le manque de sommeil peuvent contribuer à ce terrain en influençant l'appétit, l'activité physique, la régulation métabolique et les comportements alimentaires.


Il ne faut donc pas chercher un coupable unique.


La silhouette qui change à la ménopause est souvent le résultat de plusieurs mécanismes qui se superposent.


Le cortisol et l'énergie


Lorsque le sommeil est insuffisant et que le stress devient chronique, la fatigue peut progressivement s'installer. On peut alors avoir moins d'énergie pour bouger, moins envie de cuisiner, davantage besoin de stimulants ou de sucre pour « tenir », et moins de capacité à récupérer après un effort.


Là encore, le cercle vicieux peut se renforcer :

stress → mauvais sommeil → fatigue → moins d'activité → métabolisme moins favorable → frustration ou stress → retour au point de départ.


C'est pour cela qu'une prise en charge de la ménopause ne devrait pas se limiter à la question du poids. Avant de chercher à « faire perdre du poids », il est souvent beaucoup plus pertinent de se demander :

  • Comment je dors ?

  • Quel est mon niveau de stress ?

  • Ai-je suffisamment de masse musculaire ?

  • Comment je mange ?

  • Comment je digère ?

  • Est-ce que je bouge suffisamment ?

  • Et surtout : est-ce que je récupère suffisamment ?


Le cortisol n'est donc pas l'ennemi


Il serait finalement aussi réducteur de vouloir « faire baisser son cortisol » à tout prix que de vouloir corriger toutes les variations hormonales. Le cortisol est indispensable. L'objectif est plutôt de permettre au système du stress de retrouver un fonctionnement souple, avec une alternance entre activation et récupération.


Et cela nous amène à une idée essentielle : à la ménopause, prendre soin de son sommeil, de sa masse musculaire, de son alimentation, de son activité physique et de sa capacité à récupérer n'est pas accessoire. C'est une véritable façon d'accompagner le nouvel équilibre du corps.


Pourquoi les symptômes sont-ils si différents d'une femme à l'autre ?


C'est une question que l'on entend souvent en consultation : « Pourquoi ma sœur n'a presque rien ressenti alors que moi, je ne me reconnais plus ? »


Ou à l'inverse : « Mes amies ont toutes des bouffées de chaleur, mais moi, mon principal problème, c'est mon sommeil. »


La réponse est simple : chaque femme traverse la ménopause avec son propre terrain. Les hormones jouent évidemment un rôle important, mais elles ne sont qu'une partie de l'équation. Le sommeil, le niveau de stress, l'activité physique, la masse musculaire, l'alimentation, la composition corporelle, les antécédents de santé, la génétique, l'environnement et même les conditions de vie peuvent influencer la façon dont cette transition est vécue.


Une même transition, des manifestations très différentes


Chez certaines femmes, les changements hormonaux vont surtout se manifester par des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes.


Chez d'autres, ce seront plutôt :

  • des difficultés à dormir ;

  • une fatigue inhabituelle ;

  • une irritabilité ou une plus grande sensibilité émotionnelle ;

  • une sensation de brouillard mental ;

  • une modification de la silhouette ;

  • des douleurs articulaires ;

  • une baisse de libido ;

  • une sécheresse génito-urinaire.


Et certaines femmes auront très peu de symptômes. Cela ne signifie pas que leurs hormones ne changent pas. Cela signifie simplement que leur organisme s'adapte différemment à cette nouvelle situation.


Les symptômes peuvent aussi s'alimenter entre eux


C'est un point essentiel. Prenons l'exemple du sommeil. Une femme commence à avoir des bouffées de chaleur nocturnes. Elle dort moins bien. Elle se réveille fatiguée. La fatigue augmente sa sensibilité au stress. Elle a moins d'énergie pour faire de l'exercice et peut avoir davantage envie d'aliments réconfortants. Son humeur se dégrade. Le lendemain, elle dort encore moins bien.


Un symptôme peut donc devenir le point de départ d'une véritable réaction en chaîne.

C'est pour cette raison qu'il est parfois plus intéressant de regarder l'ensemble du terrain plutôt que de chercher à traiter chaque symptôme séparément.


Il n'existe pas une seule « ménopause »


Il n'y a donc pas une manière unique de vivre cette période. Certaines femmes vont avoir besoin de travailler en priorité sur leur sommeil. Pour d'autres, ce sera la santé métabolique, l'activité physique, la gestion du stress ou encore la santé digestive. Et parfois, plusieurs de ces éléments sont intimement liés.


Comprendre cela permet aussi de sortir d'une vision fataliste de la ménopause.


Prendre du ventre n'est pas une fatalité. Dormir mal n'est pas quelque chose qu'il faudrait simplement accepter. Se sentir épuisée en permanence n'est pas une obligation liée à l'âge.

La ménopause est une transition naturelle, mais cela ne signifie pas qu'il faut subir tous les changements qu'elle peut entraîner.


Comprendre pour mieux accompagner


C'est finalement tout l'intérêt de comprendre ce qui se passe dans le corps. Lorsqu'on sait que les hormones interagissent avec le sommeil, le métabolisme, le système nerveux, la masse musculaire et le stress, on comprend aussi pourquoi une approche globale peut être pertinente.


Il ne s'agit pas de chercher une cause unique à chaque symptôme, mais de regarder comment les différents systèmes s'influencent les uns les autres.


Et c'est à partir de là que l'on peut commencer à réfléchir à ce que l'on peut réellement mettre en place pour accompagner cette nouvelle étape de vie.


Et si on arrêtait de chercher la pilule magique ?


C'est quelque chose que je vois régulièrement en consultation. Une femme arrive avec une liste de compléments : quelque chose pour dormir, autre chose pour la fatigue, un complément pour les bouffées de chaleur, un autre pour le stress, parfois encore un autre pour le poids…


Et pourtant, elle continue à ne pas se sentir bien.


Ce n'est pas forcément parce que les compléments sont inutiles. C'est surtout qu'on ne peut pas toujours traiter séparément des symptômes qui sont liés entre eux.


Le sommeil, le stress, l'alimentation, l'activité physique, la masse musculaire, le métabolisme, les hormones… tout cela forme un ensemble. Et cet ensemble, c'est ce que j'appelle le terrain.


Votre terrain, c'est votre histoire, vos fragilités, vos habitudes, votre façon de réagir au stress, votre sommeil, votre alimentation, votre activité physique, votre métabolisme… bref, tout ce qui fait que votre corps ne réagit pas exactement comme celui d'une autre femme.


Et connaître son terrain change beaucoup de choses. Parce qu'il ne s'agit pas de vivre toute sa vie en faisant « parfaitement attention ». Moi-même, je peux très bien traverser une période où je mange moins bien, où je bouge moins, où je dors moins ou où je suis davantage stressée. Cela arrive à tout le monde. Mais mon terrain, lui, n'a pas disparu. Il est toujours là. Et lorsque je m'éloigne trop longtemps de ce dont mon organisme a besoin, je finis simplement par en ressentir les effets.


L'objectif n'est donc pas de se mettre au régime, de supprimer tous les plaisirs ou de multiplier les compléments alimentaires. L'objectif est plutôt de connaître son terrain pour adapter son mode de vie à ses besoins. Parce qu'il n'existe pas une pilule magique de la ménopause. Il existe surtout une femme, avec son histoire, son corps, ses forces et ses fragilités, et une manière beaucoup plus personnelle de l'accompagner dans cette nouvelle étape.


Virginie Bazin

Naturopathe spécialisée dans l'accompagnement des femmes en préménopause et ménopause, en thérapie AIT (Thérapie Intégrative Avancée, pour se libérer des blocages inconscients), et soins vibratoires, en Vendée (cabinet à Mervent) et en visio. Autrice du livre "Le corps se souvient".



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