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Miel et santé : tous les miels se valent-ils et comment bien les utiliser pour la santé ?

  • 17 déc.
  • 4 min de lecture

Le miel est souvent perçu comme l’alternative saine par excellence au sucre blanc. Naturel, brut, vivant… on l’ajoute volontiers dans une tisane, un thé bien chaud, ou un gâteau, surtout en hiver. Et pourtant, cette habitude, qui semble bien intentionnée, pourrait annuler une grande partie de ses bienfaits.


Alors, que se passe-t-il vraiment quand le miel rencontre la chaleur ? Et surtout, tous les miels se valent-ils ?


miel et santé

Le miel : un aliment vivant aux multiples vertus


Le miel cru est bien plus qu’un simple édulcorant. D’un point de vue thérapeutique et nutritionnel, il contient :


  • des enzymes (invertase, diastase, glucose oxydase),

  • des antioxydants (flavonoïdes, polyphénols),

  • des minéraux et oligo-éléments,

  • des composés à l’action antibactérienne, immunomodulante et cicatrisante.


C’est cette richesse qui fait du miel un véritable aliment fonctionnel, utilisé depuis des millénaires dans les traditions de soin.


Mais cette richesse est fragile.


Chaleur et miel : une combinaison délicate


Les enzymes sont des protéines sensibles à la température. Dès 40–45 °C, elles commencent à se dénaturer, perdant leur structure et leur efficacité. Or, un thé ou une tisane fraîchement infusée atteint facilement 70 à 90 °C.


🔖 Ajouter du miel dans une boisson très chaude ne le rend pas toxique, mais neutralise l’essentiel de ses propriétés thérapeutiques. Il ne reste alors qu’un sucre aromatisé.


Traditions ancestrales et science moderne : même constat


L’Ayurveda déconseille formellement de chauffer le miel, considérant qu’il devient plus lourd à digérer et perd son énergie vitale. La science moderne parle plutôt de destruction enzymatique et oxydative, mais la conclusion est la même : le miel est fait pour être consommé cru ou tiède.


Les méfaits méconnus du miel industriel ("faux miel")


Tous les produits étiquetés « miel » ne sont pas équivalents. Le miel industriel est souvent :

  • chauffé à haute température,

  • microfiltré,

  • parfois coupé avec des sirops de glucose ou de fructose,

  • appauvri en enzymes et antioxydants.


Résultat :

  • index glycémique plus élevé,

  • quasi absence d’effet antibactérien,

  • impact métabolique proche d’un sucre raffiné.


Ce type de miel n’apporte pas les bénéfices santé attendus et peut même entretenir l’inflammation et la fatigue immunitaire.


Miel et santé : peut-on utiliser le miel en cas de maladies infectieuses ?


Le miel cru possède une action intéressante sur le système immunitaire. Des études ont montré qu’il peut :

  • stimuler l’activité de certains globules blancs (macrophages, lymphocytes),

  • favoriser la production de cytokines impliquées dans la réponse immunitaire,

  • exercer une action antibactérienne locale grâce au peroxyde d’hydrogène naturellement produit.


En cas d’infection (rhume, angine, toux)


En période d’infection, l’excès de sucre peut freiner l’activité des globules blancs et ralentir la réponse immunitaire. Le miel ne doit donc pas être consommé comme un aliment plaisir, mais comme un véritable support thérapeutique.


Conseils d’utilisation :

  • utiliser le miel en petite quantité, uniquement comme véhicule (support) pour des huiles essentielles, plantes ou remèdes naturels,

  • privilégier 1 cuillère à café maximum, ponctuellement,

  • laisser fondre lentement en bouche pour une action locale (gorge, muqueuses),

  • toujours l’associer à des boissons tièdes, jamais chaudes.


En parallèle, il est recommandé d’éviter pendant toute la durée de l’infection :

  • tous les sucres (raffinés ou naturels, hors usage thérapeutique),

  • le gluten,

  • les produits laitiers,

  • les aliments froids ou glacés, qui affaiblissent la sphère digestive et immunitaire.


Cette approche permet de soutenir l’immunité sans l’encombrer inutilement.


Le point sur le fructose


Le miel contient naturellement du fructose et du glucose. Le problème n’est pas le fructose en soi, mais :

  • sa concentration,

  • la forme isolée (comme dans les sirops industriels),

  • et la quantité consommée.


Un excès de fructose peut :

  • surcharger le foie (et conduire à une stéatose hépatique)

  • favoriser la résistance à l’insuline (et à long terme le diabète de type II)

  • entretenir l’inflammation chronique.


Le miel reste un sucre : il est thérapeutique à petite dose, délétère en excès.


Comment reconnaître un miel de qualité ?


Quelques indicateurs simples :

  • mention « miel cru » ou « non chauffé »,

  • origine géographique précise,

  • cristallisation naturelle (signe positif),

  • goût complexe et floral (pas uniquement sucré),

  • achat direct chez un apiculteur ou une filière courte.

  • le prix est aussi un bon indicateur (un miel de qualité coûte au moins 8-10€, en dessous prudence)


Un miel liquide en permanence et très clair est souvent un miel chauffé.


Précautions d’une bonne utilisation


Même naturel, le miel n’est pas adapté à tout le monde. À éviter ou limiter :

  • chez les nourrissons de moins d’un an,

  • en cas de diabète non équilibré,

  • chez les personnes souffrant de candidose ou dysbiose sévère,

  • en consommation quotidienne excessive.


La clé reste la justesse et l’intention thérapeutique.


En résumé


✔ Choisir un miel cru, non chauffé, non transformé

✔ Ne jamais l’ajouter à une boisson brûlante

✔ L’utiliser tiède ou pur, idéalement à la cuillère

✔ En cas d’infection : usage ponctuel, médicinal, pas quotidien

✔ Servir de support aux huiles essentielles ou plantes, pas de sucrant systématique


❌ À éviter :

  • miel industriel ou ultra-liquide,

  • consommation excessive,

  • association avec boissons très chaudes,

  • usage alimentaire du miel en phase infectieuse.


En conclusion


Le miel est un trésor… à condition de le respecter. Chauffé, industrialisé ou surconsommé, il perd son intérêt santé. Utilisé cru, en conscience et de qualité, il devient un allié précieux de l’immunité et du bien-être. En naturopathie comme en science, une règle s’impose : ce qui est vivant mérite de rester vivant.



Virginie Bazin, naturopathe en Vendée et en ligne

Virginie Bazin

Naturopathe spécialisée dans l'accompagnement des femmes en préménopause et ménopause, praticienne AIT (Thérapie Intégrative Avancée "Les messages du corps"), soins vibratoires, en Vendée et en ligne, Vous souhaitez prendre rendez-vous ?

 
 
 

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